Il est considéré com
me le mantra le plus sacré des Véda (textes sacrés et ancestraux de l'hindouisme). Issu du “Rig-Véda”, qui est un recueil de prières védiques.
Si, à l’époque védique (entre 2000 et 1000 av JC), seuls les prêtres des castes supérieures (les brahmanes) étaient autorisés à répéter ce mantra sacré, de nos jours il s’est largement démocratisé.
La déesse Gāyatrī a cinq têtes, dix yeux qui regardent dans les huit directions de l'espace, ainsi que le zénith et le nadir, et dix bras portant les armes de Vishnu qui symbolisent ses incarnations ; ses cinq visages représentent les cinq prana (Prana, Apâna, Vyana, Udana, Samana) ou les cinq éléments (terre, eau, air, feu, éther).
Ou bien, accompagnée d'un cygne blanc, elle tient, en tant que Déesse de l'Education, dans une main un livre symbolisant le savoir, et dans l'autre un remède. Dans cette seconde approche de sa fonction divine, Gayatrî est l'incarnation de Sarasvatî, l'épouse du Seigneur Brahmâ.
Si le Gāyatrī Mantra utilise le soleil comme le représentant du divin c’est pour la symbolique de cet astre. Le soleil est source de lumière, d’énergie, de chaleur. Il est indispensable à la vie, à la création, à l’abondance. Le soleil représente donc la Connaissance et la Vérité. Par sa seule action d’exister, le soleil dissipe l’obscurité. Dans la philosophie du yoga, cette obscurité représente l’ignorance de l’être humain envers sa vraie nature et la confusion de son esprit qui tend à lui faire croire que le monde matériel est la réalité. Les Vedas nous apprennent que si chanter le GÃYATRI purifie le chanteur, l’écouter purifie l’auditeur.